La Communication, cheval de bataille du Conseil Citoyen de Saint-Malo

Formés à la communication, les conseillers citoyens malouins sont plus que jamais prêts à jouer leur rôle d’intermédiaire entre les habitants et les acteurs publics.


Se former : le projet de l’année

Depuis le 1er juillet 2015, le Conseil Citoyen de Saint-Malo s’organise. Lentement mais surement, celui-ci a rédigé son règlement intérieur et vient d’achever son projet de l’année : une formation à la communication et à la cohésion de groupe. Cette dernière a pu être financée par les subventions de la Ville et de l’Etat.

C’est courant 2016 qu’Agnès Hautefeuille, animatrice du Conseil Citoyen et directrice du Centre Social de l’AMIDS, a contacté Compote de Com’ pour bâtir un plan de formation. L’agence, spécialisée dans l’ESS accompagne les associations et institutions dans leur stratégie de communication et la mise en place de supports adaptés.

« C’est la première fois que nous travaillons avec un Conseil Citoyen mais nous avons l’habitude de former des publics éloignés du monde de la communication. L’idée était de proposer des modules participatifs ancrés dans des problématiques concrètes », explique Aurélie Habasque, directrice de l’agence et formatrice Compote de Com’.

  

Les besoins des conseillers ont été clairement identifiés :

  • Se faire connaître des habitants, des acteurs locaux et des journalistes
    « Un journaliste du Télégramme me disait qu’il ne connaissait pas le Conseil Citoyen alors qu’il est présent sur le terrain tous les jours. Je lui ai expliqué la démarche depuis quand, comment et pourquoi : il l’ignorait », s’étonne Raphaël Coeuru, conseiller représentant le Comité  de quartier de la GARE
  • Poursuivre le recrutement de conseillers habitants
    Aujourd’hui le Conseil accueille 9 habitants et 8 représentants d’acteurs locaux. «L’objectif est d’inciter les habitants à se porter volontaires. Un Conseil Citoyen peut être constitué de 25 membres. Il y a déjà eu des départs et deux nouvelles recrues sont arrivées. Il faut donc continuer à recruter et donner envie aux gens de rester », insiste Isabelle Maïga, chargée de mission développement Social Urbain sur le Contrat de Ville.
  • Mettre en place les supports pour informer les habitants et remonter la réalité du terrain à la Ville
    « Je ne crois pas que les habitants ne sont pas intéressés, ils ignorent tout simplement ce que nous faisons », explique Francis Brillant, conseiller habitant Quartier de la Gare.
  • Etablir un lien continu avec les institutionnels pour que la consultation en amont devienne systématique
    « On nous consulte mais souvent après coup », regrette Charles Galopi