LANNION : Favoriser la remobilisation scolaire

Objectifs de la démarche

– identifier les besoins du jeune afin qu’il puisse vivre une scolarité épanouie ;
– contribuer à la Réussite Éducative des enfants ;
– assurer une continuité scolaire ;
– accompagner le jeune dans son projet d’avenir ;
– prévenir les troubles psycho-sociaux ;
– accompagner la famille dans son rôle éducatif ;
– mutualiser les compétences partenariales.

Partenaires

– L’enseignement secondaire (les  collèges de Lannion et l’internat d’excellence)
– L’enseignement primaire
– CIO (Centre d’Information et d’Orientation).
– CCAS (Centre communal d’action sociale).
– MDD (Maison Du Département).
– Maison des Jeunes.
– PIJ (Point Information jeunesse).
– Prévention Spécialisée
– PAEJ (Point Accueil Ecoute Jeunes)
– PEL (Projet Éducatif Local).

Genèse de la démarche

La problématique

Le travail réalisé auprès des jeunes dans le cadre du Programme de Réussite Éducative met en évidence la difficulté pour certains d’entre eux à aborder sereinement leur vie scolaire.
Cela peut se traduire par des comportements conflictuels vis à vis de l’École mais aussi par un repli sur soi, plus difficile à repérer ; la vie familiale et/ou sociale s’en trouvent souvent impactées.
A partir des réalités constatées sur le terrain et des questionnements de certains acteurs locaux sur la démobilisation scolaire de jeunes de moins de 16 ans, l’équipe du Programme de Réussite éducative de Lannion a entamé une réflexion sur la prise en charge de ces jeunes.

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Deux phases dans la démarche

1ère phase :

Le PRE se propose, dans un premier temps, d’activer un réseau de partenaires autour de la problématique décelée en organisant des rencontres partenariales, afin de faire, avec les établissements scolaires un premier état des lieux permettant :
– d’identifier le public concerné (âge, nombre, classe…) ;
– de mieux cerner les raisons de la démobilisation scolaire du jeune ;
– de recenser les réponses déjà apportées au sein des établissements scolaires…

2ème phase :

Le PRE se propose, dans un second  temps, avec le référent collège, de coordonner un ensemble d’actions partenariales concertées autour de cette problématique, chaque partenaire intervenant dans son domaine de compétences.

Des  rencontres ont  eu lieu avec différents partenaires : des responsables et CPE d’établissements scolaires (collèges et lycée), la MDD (Maison Du Département), le CIO (Centre d’information et d’orientation), la prévention spécialisée, le service jeunesse, le PAEJ (Point Accueil Ecoute Jeunes).

A partir des échanges lors de cette réunion, des aspects essentiels à prendre en compte dans le futur dispositif ont été repérés :
• Repérer des signes de la démobilisation scolaire à l’école et au collège
• Repérer les jeunes en voie de  démobilisation scolaire
• Élaborer un plan d’actions avec l’établissement scolaire (lors de la commission de suivi ?)
• Mobiliser les partenaires nécessaires autour de l’accompagnement du jeune.
• Contractualiser la prise en charge avec la famille, le jeune, l’école et tout intervenant impliqué.
• Accompagner les parents dans leurs rôles.
• Amener le jeune à réfléchir sur son rapport à l’école : repérer les causes de son acte.
• Assurer un suivi du jeune, si nécessaire : début d’un parcours PRE.
• Proposer une prise en charge personnalisée : pendre en compte la singularité de chaque situation (structure psychologique, familiale et sociale du jeune).

Des réponses possibles en complémentarité avec les dispositifs internes aux établissements scolaires :
• Mise en place d’un parcours personnalisé coordonné par le PRE ?
• Prise en charge de jeunes exclus temporairement des collèges lannionnais  par une équipe  pluridisciplinaire ?

Pistes d’actions

A partir des ressentis du personnel des collèges nous avons repéré des pistes d’actions propre à chaque tranche d’âge :

La transition primaire-collège :
–    Accompagner le jeune repéré lors de son entrée en 6ème.

Les jeunes en 6éme / 5éme (moins de 14 ans) :
–    Travailler sur la continuité scolaire en lien avec les enseignants du jeune concerné.
–    Valoriser le travail scolaire.
–    Responsabiliser le jeune.
–    Travailler sur la réintégration scolaire.
–    Informer le jeune sur les lieux ressources de la ville : PIJ (Point Information Jeunesse), PAEJ (Point Accueil Écoute jeune), CIO…

Les jeunes de 4éme / 3éme (plus de 14 ans) :
–    Travailler sur l’orientation pré-professionnelle en lien avec le CIO
–    Accompagner le jeune dans sa démarche.
–    Travailler à l’intégration sociale du jeune (à l’extérieur du collège)

Les effets de l’expérimentation

Des  rencontres ont  eu lieu avec différents partenaires : des responsables et CPE d’établissements scolaires (collèges et lycée), la MDD (Maison Du Département), le CIO (Centre d’information et d’orientation), la prévention spécialisée, le service jeunesse, le PAEJ (Point Accueil Écoute Jeunes).

D’ores et déjà, cette réflexion commune a débouché sur :
– La participation de l’équipe PRE aux cellules de suivis des collèges ainsi que du lycée
– La désignation par ces établissements scolaires d’un référent PRE chargé de faire le lien entre l’établissement et le dispositif.
Cette implication des collèges et lycée de la ville a été rendu possible, par une présentation commune (DDCS-Education Nationale) du PRE, aux principaux, proviseurs et CPE. Cette présentation a permis de légitimer le PRE aux yeux des établissements scolaires sollicités.

Points forts/ points faibles :
Cette démarche conjointe a été possible grâce à un co-pilotage  départemental  DDCS-EN du PRE.
L’efficacité de cette démarche est également liée à la forte implication professionnelle de certaines personnes. En effet, aujourd’hui, l’une des deux « co-pilotes » étant partie, le co-pilotage départemental s’en trouve affaibli.

Les perspectives de cette démarche

Aujourd’hui, le PRE et les collèges de la commune travaillent sur un partenariat solide. Les liens sont étroits et les rencontres avec les CPE très régulières (1 fois/mois en bilatéral, sans compter les rencontres au sein des équipes pluridisciplinaires de soutien).
Des actions collectives commencent à être organisées conjointement : par exemple, la mise en place d’un atelier qui prend en charge des élèves allophones ayant des difficultés dans l’apprentissage et l’utilisation du français, en classe et dans leur vie quotidienne.

Crédit photos : Angers Loire Métropole / Inspection Académique de Rennes
Date de mise à jour de la fiche expérience : mai 2014

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