Les centres sociaux, des acteurs ancrés dans la politique de la ville

Plus de 600 centres sociaux sont implantés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sur les 2 100 agréés par les caisses d’allocations familiales. Leur fédération, accompagnée par le CGET, a organisé une rencontre nationale, première du genre, le 8 novembre dernier, à Paris. Un événement inscrit dans les manifestations labellisées « 40 ans de la politique de la ville ».

Le réseau, souvent associatif, des centres sociaux et socioculturels est un acteur phare dans les quartiers populaires. Par leurs actions et offres de prestations, 600 centres contribuent à la préservation du lien social. Ils accompagnent les habitants, de tous âges, à travers des projets collectifs ou des activités individuelles. Ateliers pédagogiques, de loisirs, de formation… : ils aident leurs bénéficiaires à faire face à une situation socio-économique difficile et travaillent au développement du pouvoir d’agir des habitants. Ces centres sont aussi  nombreux à s’impliquer dans les conseils citoyens.

Le 8 novembre, 150 directeurs.trices, salarié.e.s et bénévoles, réunis par la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF), étaient donc invités à échanger sur leurs pratiques et à partager leurs expériences et questionnements, à l’occasion de cette première rencontre nationale. Venus de toute la France – de QPV situés dans de grandes métropoles comme dans des territoires principalement ruraux –, ils n’ont pas caché leurs préoccupations : gel des crédits de la politique de la ville sur le 2e semestre 2017, diminution des emplois aidés, pérennisation des actions, accompagnement des conseils citoyens…

Autant de sujets que les participants ont évoqués avec Sébastien Jallet, commissaire général délégué à l’égalité des territoires et directeur de la Ville et de la Cohésion urbaine au CGET, qui représentait le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard.

[…] L’organisation participative de cette rencontre a permis aux présent.e.s de réfléchir et d’échanger, tout au long de la journée, sur l’avenir des centres sociaux et socioculturels dans les quartiers prioritaires. « Le réseau de la FCSC doit continuer de « creuser le sillon » du pouvoir d’agir des habitants dans les quartiers. C’est le cœur du projet fédéral des centres sociaux et socioculturels, a souligné Alain Cantarutti, délégué général de la FCSF. Nous devons développer notre légitimité de « passeurs », qui apportons soutien et ressource aux habitants, quitte à changer de posture professionnelle afin d’atteindre les personnes que l’on ne voit jamais dans nos actions. »
Des pistes de réflexion ont été évoquées pour faciliter l’action du réseau de la FCSF, simplifier son travail et conforter son rôle d’expert.


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